18e ÉDITION DU FMA DU 27 OCT AU 12 NOV 2017

VOUS AVEZ DIT ARABE ?

Thème du 3è Festival du Monde Arabe

 

L’imaginaire alimente le réel et le construit.

L’Arabe, imaginé par un Occident avide d’un Autre, incorpore l’image tout en se versant dans l’adversité et le rejet.

Le pluralisme, les valeurs humanitaires, la démocratie, les droits de l’homme, la rationalité et l’esprit critique deviennent l’apanage de l’Autre, des éléments étrangers qui menacent «l’identité» et offensent l’être. En d’autres termes, l’image envahit l’identité, la subjugue et la recompose.

Les conférenciers de l’édition 2002 du Salon de la culture du FMA tenteront de répondre aux questions soulevées par une actualité qui érige le vocabulaire politique en références idéologiques et transforme les mots et les désignations en essences. Une actualité qui puise sa raison d’être dans les instincts de différenciation et de catégorisation, dans ce besoin permanent de se définir dans la négation et la répulsion et, surtout, dans une attitude politique qui devient de plus en plus conforme à la définition du nazi Carl Shmitt : «Le politique est la capacité de distinguer entre l’ami et l’ennemi». C’est-à-dire la capacité de diluer l’universel dans les particularités et de réduire l’identité de l’être humain à sa dimension communautariste !

Mais, au-delà de l’actualité et de ses fixations, les questions se rapportant au concept de l’identité ne cessent d’interpeller notre conscience et de troubler notre vision du monde et de nous-mêmes :

L’identité traverse-t-elle immuablement les temps?

Cristallisé en images, signes et représentations, l’Arabe existe-t-il réellement?

L’Occident lui est-il aussi étranger qu’il le paraît? La modernité lui est-elle un intrus qui viole son être et métamorphose son identité?

À travers leurs témoignages, leurs oeuvres et leurs interventions, les invités du Salon de la culture du Festival du monde arabe de Montréal, proposeront des réponses à ces questions.

Dans l’objectif d’amorcer un mouvement d’interaction multiculturelle et de créer un haut lieu d’échange et de réflexion, le comité organisateur du FMA avait instauré, en 2000, le Salon de la culture. Ce salon est devenu une activité principale du festival et un rendez-vous annuel avec des œuvres littéraires et artistiques et des créateurs d’expression arabe ou ayant un lien quelconque avec la culture arabe.

Des conférences, des témoignages, des projections, des soirées de lecture et de musique ainsi que d’autres activités s’étaleront sur sept jours et feront du Salon une occasion spéciale pour les fervants de la littérature, du cinéma et des débats d’idées de découvrir de nouveaux univers de la magie des mots et des images.

Caracalla, le rêve de l’Orient révélé. La plus grande compagnie de danse du monde arabe, dirigée par le maître Abdel-Halim Caracalla, a traversé l’épreuve du temps et présenté depuis 25 ans ses productions somptueuses aux quatre coins du monde. Véritables opéras dansés, les œuvres de Caracalla nous racontent l’histoire et le présent d’une culture à mille et une facettes. Costumes et lumières dans une symphonie d’or et d’ocre, danse moderne et traditionnelle, compositions musicales originales et folklore du Moyen Orient, tout concourt à l’enchantement, à l’étonnement du spectateur.

Le spectacle de Caracalla communique une sorte d’allégresse qui s’empare de tout l’être. Tout est sujet de ravissement: musique, danses, mouvements aériens des danseurs transformés en djinns. Et tout raconte la beauté sous toutes ses formes. On en sort ravi et revigoré.  Ce même sentiment est partagé sous tous les cieux du monde. En juillet dernier, le spectacle, après sa consécration à Baalbeck, avait été présenté en Sicile à l’invitation de Zefirelli. Un agenda chargé l’attend pour l’automne avec les étapes de Londres, Paris, des Etats-Unis et du Canada.

This post is also available in: English (Anglais)