18e ÉDITION DU FMA DU 27 OCT AU 12 NOV 2017

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18e édition du FMA

27 octobre - 16:00 12 novembre - 23:00

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Pour sa 18e édition, le FMA tend l’oreille aux poètes, danseurs, musiciens et esprits acrobates qui font de l’imprévu leur maître d’oeuvre. D’Est en Ouest, des rencontres inespérées, des chemins détournés et d’insolites hommages à la vie, aussi cruelle et atroce qu’elle puisse être ! Mais aussi les quelques mots d’un chantre délirant qui n’est pas sans rappeler Le Fou de Khalil Gibran :

« Frères en déception, maîtres de l’esquive, combien de printemps promis ou espérés avons-nous subi sans rien faire ? Combien de nuits avons-nous attendu l’étincelle dardée d’un soleil neuf, leitmotiv chanté à tout vent comme en un mantra salvateur qu’on se répète ? Et c’est pourtant le même soleil qui chaque matin se lève, brillant d’indifférence aux amours belles comme aux génocides éparpillés. Combien de ces comètes, ainsi vêtues, sont elles venues se dissoudre dans cette poussière de leur futur inachevé ? Voilà trop longtemps que nos mains se referment sans rien saisir des lendemains chantés. Trop longtemps que nous berce la molle habitude de l’attente, et que s’engourdit le fer terni de notre volonté. Votre printemps s’est égaré dans vos coeurs et dans vos esprits, cessez donc de l’attendre ou de le chercher ailleurs.

Pourtant l’hiver ne nous tue pas, nous qui vivons encore, et goûtons sans cesse aux fureurs de l’été et à la sage mélancolie de l’automne.

Un ciel presque illisible recouvre nos humeurs, et nous détournons notre regard des fruits que nous prodiguent les tempêtes. La renaissance n’aura pas lieu puisque nous ne sommes pas morts, et pas plus ressuscités ! Amputons-nous de nos illusions et faisons naufrager les promesses qui n’ont jamais pris la mer. »

Voici venir le cycle étrange des trois’ saisons, ponctué d’un souffle d’apostrophe nommé FMA qui, par mille feux distillés, présente son spectacle. Et puis les coudes se lèvent lorsqu’entonnent les violons. Et puis les vents, les percussions, sifflant, tonnant. Avec ses pas d’allure piquante et veloutée, le oud s’engage en ce tableau très bien cadré. Presque félin, espiègle assurément, méditatif dans son chemin, il se met à vibrer : « On dit que je viens d’Orient et que j’ai plus de deux mille ans. Mais, je suis sans âge, libre d’époques et de drapeaux. Et je viens semer l’excès au temple de la discipline. De l’ivresse exacte des doigts du Maître à la rigueur exaltée des cuivres, des cordes et des vents, je ferai sonner une exquise mesure d’un monde réenchanté. »

Les Trois’ Saisons, en quart de ton, c’est l’aujourd’hui qui se raconte, une posture créatrice pour mieux s’entendre vivre.

Bon festival !

Calligraphie : Mohammed Makhfi
Inspiré du tableau “Les trois Vénus” de Khalil Gibran

Détails

Début :
27 octobre - 16:00
Fin :
12 novembre - 23:00